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Méridien zéro

Bleu, larvé dans son canapé, déambule avec paresse devant les programmes insignifiants du télécran. Le président est mort sous des mégaoctets d’insultes mais il s’en inquiète peu, il est en rade de clopes. Au travail règne l’ambiance tortionnaire des cols blancs rangés en batterie, répondant à des ordres brûlants depuis leurs cubiques. Il se sent claquemuré dans cette ville ravagée. Bientôt elle l’aura englouti comme ces millions d’existences anonymes. Un documentaire lui murmure « TA-HI-TI » et ces trois syllabes font tilt dans sa tête de branlomane végétatif. Intérieurement, c’est l’appel de la forêt. Dehors — le déluge. Lui rêve de troquer une nécropole pour de délicieux jardins abandonnés mais ni Rose, sa belle revenue en train du Sud, ni Trézor son bichon maltais obsédé, ne semblent convaincus par ces idées saugrenues. Leur embrigadement spontané en quête de pays neuf reste conditionné par l’avachissement moutonnier de nos aventuriers autoproclamés.

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Ce produit a les tags suivant : Tahiti, Polynesie, litterature, roman contemporain

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Fiche détaillée

Né à Tahiti d’un père breton alcoolique auto-terminé et d’une mère chinoise, bourgeoise assumée, Mourareau fêtait ses deux mois d’existence à la chute de l’URSS, a été télé-témoin la France de 1998, du 11 septembre et de Lehman-Brothers. Il a grandi sur une île paumée et a étudié sans conviction ni docilité dans une grande école quelconque. Fonctionnaire éphémère, il a démissionné pour répondre à l’appel de la Start-up Nation.

Auteur(s) : Mourareau,

Genre : Roman,

Editeur : Au vent des îles,

Collection :

Caractéristiques : Format 13 x 21 cm, broché, 244 pages, couverture à rabats,

Date de parution : 2020,

EAN : 9782367342139

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Méridien zéro

Bleu, larvé dans son canapé, déambule avec paresse devant les programmes insignifiants du télécran. Le président est mort sous des mégaoctets d’insultes mais il s’en inquiète peu, il est en rade de clopes. Au travail règne l’ambiance tortionnaire des cols blancs rangés en batterie, répondant à des ordres brûlants depuis leurs cubiques. Il se sent claquemuré dans cette ville ravagée. Bientôt elle l’aura englouti comme ces millions d’existences anonymes. Un documentaire lui murmure « TA-HI-TI » et ces trois syllabes font tilt dans sa tête de branlomane végétatif. Intérieurement, c’est l’appel de la forêt. Dehors — le déluge. Lui rêve de troquer une nécropole pour de délicieux jardins abandonnés mais ni Rose, sa belle revenue en train du Sud, ni Trézor son bichon maltais obsédé, ne semblent convaincus par ces idées saugrenues. Leur embrigadement spontané en quête de pays neuf reste conditionné par l’avachissement moutonnier de nos aventuriers autoproclamés.

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