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Ute Murunu

Petite fleur de cocotier

Réédition augmentée du recueil de nouvelles de Déwé Gorodé qui avait fait l’objet d’une première édition par l’association culturelle Édipop et les éditions Grain de Sable, en 1994.

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Fiche détaillée

Utê Mûrûnû, petite fleur de cocotier, est le premier recueil de nouvelles de Déwé Gorodé. Il paraît en 1994 et reçoit un accueil très enthousiaste, dès sa sortie. De nouveaux textes ont été ajoutés par l’auteure à l’occasion de cette réédition : De West Papua, « pour guérir ta blessure… » et UM 2014.
Utê Mûrûnû, petite fleur de cocotier
La cordyline
On est déjà demain
La saison des pommes kanak
« Dos montes… »
De West Papua, « pour guérir ta blessure… » (inédite)
UM 2014 (inédite)
Ce recueil évoque, à travers plusieurs générations, la condition de la femme kanak, fille, épouse, mère, amoureuse, tiraillée entre le respect de sa culture millénaire et l’appel d’une société en mouvement.

Auteur(s) : Déwé Gorodé,

Genre : Nouvelles,

Editeur : Madrépores,

Collection :

Caractéristiques : Format 13 x 20 cm, broché, 116 pages,

Date de parution : 1994, 2015,

EAN : 9791092894011

Auteur(e)

Déwé Görödé est née le 1er juin 1949, dans la tribu de l’Embouchure, dans la commune de Ponérihouen (Pwârâiriwâ en paicî, littéralement « l'embouchure de la rivière »), sur la côte Est de la Nouvelle-Calédonie.

« J’ai aimé écrire assez jeune », confie-t-elle[1]. Sans doute parce qu’elle aimait écouter les histoires, celles de sa terre et celles d’ailleurs. Des histoires que lui contait son père, Waia Görödé (décédé en 1981), un disciple de Maurice Leenhardt[2]. Il s’en confia dans un recueil : Souvenirs d'un Néo-Calédonien ami de Maurice Leenhardt, reprographié par son fils Raymond Leenhardt en 1977, et un manuscrit, écrit en français, paicî et ajië, intitulé Mon école du silence, dont elle travaille à l’édition commentée, avec le professeur Bernard Gasser. Par ailleurs, ses deux grands-pères, les pasteurs Pwëdé Philippe Görödé et Cau Elaisha Nâbaï, élèves et informateurs de Maurice Leenhardt, ont laissé de nombreux écrits en langues ajië et paicî sur la tradition orale.

Orateurs traditionnels, ils ont également entretenu une très longue correspondance avec Maurice Leehardt en ajië, comme le fera plus tard Waia Görödé, avec Raymond Leenhardt.

« Mon père nous racontait, en langue paicî des contes comme Le Petit Poucet, ou même l’histoire de Gavroche des Misérables. Mes grandes sœurs rapportaient des livres de prix, des contes… Je dévorais les livres de lecture. »

En grandissant, l’ogresse des livres allait se faire conteuse.

Ses études littéraires à Montpellier, de 1969 à 1973, marquent les vrais débuts de l’écriture poétique, la découverte des écrivains de la négritude, des romantiques et de Marx...

Révélateur en matière d’écriture, ce séjour en France est également le déclencheur d’une prise de conscience politique. À son retour, elle rejoint les Foulards rouges, puis le Groupe 1878, mouvements contestataires kanak nés de mai 1968. En mai 1976, elle participe à la création du Palika, un parti politique prônant l’indépendance kanak. Chargée des relations extérieures, elle participe à des missions du front indépendantiste dans le Pacifique, en Australie, en Algérie, au Canada, au Mexique et à l’ONU.

Licenciée en lettres modernes, elle commence à enseigner en 1974, d’abord le français, puis le paicî, et enfin la littérature océanienne, au Mont-Dore, à Houaïlou (1983), Poindimié (1996), et Nouméa (1999), à l’université de la Nouvelle-Calédonie. En 1985, elle participe à l’expérience des EPK, écoles populaires kanak, créées dans la mouvance des Événements qui secouent l’archipel.

Son engagement politique dans diverses organisations indépendantistes lui vaut d’être incarcérée au Camp-Est, la prison de Nouméa, en 1974 et 1977. Elle y compose une partie de son premier recueil de poésies, Sous les cendres des conques, publié en 1984, qui témoigne de sa volonté de faire entendre une voix kanak qui dise sa quête militante et son attachement aux racines de sa culture. Avec cette œuvre, elle tente ce qu’elle appelle « une interprétation poétique de l’histoire ». Pendant de longues années, elle privilégiera cependant le combat politique à l’écriture, « C’est peut-être aussi pourquoi j’ai publié très tard », explique-t-elle[3].

En 1994 et 1996, paraissent Utê Mûrûnû, petite fleur de cocotier et L’Agenda, deux recueils de nouvelles où elle exprime le lien à la terre et la place de chacun dans une société en voie de reformulation. « Les deux recueils font une place importante aux femmes kanak d’aujourd’hui, dans le lien inaliénable qu’elles entretiennent avec le passé. Habitées par le devoir de mémoire, mémoire des souffrances d’autrefois, des luttes qui cimentent de nouvelles alliances sans faire oublier les anciennes, elles puisent ainsi leur force dans la tendresse qui habite les cœurs des autres femmes », résume Dominique Jouve[4].

En 1996, elle publie également Par les temps qui courent, un recueil d’aphorismes où « le style s’évertue à moderniser l’apophtegme en rejoignant l’humour populaire des tribus. Les maximes deviennent lapidaires… », résume Hamid Mokaddem[5].

En 1999, au lendemain de l’Accord de Nouméa, elle est l’une des deux premières femmes élues de l’UNI à l’assemblée de la province Nord, et se voit confier les secteurs de la Culture, de la Jeunesse et des Sports au Conseil de gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Elle participera à tous les gouvernements qui suivront (en 2001, 2004, 2009, 2011, 2014 et 2015), assumant même la vice-présidence jusqu’en 2009. Depuis cette date, elle est également en charge de la Condition féminine et de la Citoyenneté.

Elle poursuit parallèlement son chemin d’écriture en signant avec Nicolas Kurtovitch Dire le vrai et Le Vol de la parole avec Weniko Ihage, mais une large partie de son œuvre reste inédite. En 2000, à l’occasion du VIIIe Festival des arts du Pacifique à Nouméa, elle s’essaye au théâtre avec Kënâké 2000, mis en scène par Pierre Gope, au théâtre de Poche.

L’Épave, son premier roman, et le premier roman kanak jamais publié, paraît aux éditions Madrépores en 2005 ; il est réédité en 2007 et en 2015, en version papier et numérique.

Graines de pin colonnaire, un second roman composite, paraît à l’occasion du Salon international du livre océanien, en septembre 2009. Le troisième, Tâdo, Tâdo, wéé ! – No more baby, est édité par Au vent des îles, à Tahiti, en 2012, dans la collection Littérature du Pacifique. À l’orée du sable, son dernier recueil de poèmes a été publié en France en 2014, aux éditions Vents d’ailleurs.

[1] Interview recueillie par Blandine Stefanson, Notre librairie, revue des littératures du Sud, nº 134, Paris, 1998.

[2] Ainsi que son père, le pasteur Philippe Görödé (1890-1972).

[3] Interview recueillie par Blandine Stefanson, Notre librairie, revue des littératures du Sud, nº 134, Paris, 1998.

[4] Le Mémorial calédonien, t. X, Nouméa, 1998.

[5] Chroniques du pays kanak, t. III, Nouméa, 2000.

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