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De l’écorce à l’étoffe, art millénaire d’Océanie, de l’Asie du Sud-Est à la Polynésie orientale

Ce livre unique présente cet art ancestral transformant la partie interne de certains arbres tropicaux en étoffe sur laquelle les peuples africains, mexicains ou océaniens peignaient. Les auteurs proposent de découvrir les tapas des différents archipels à travers un grand nombre d'illustrations et des articles de spécialistes. Ils détaillent ensuite les plantes, les techniques et les outils utilisés. Enfin, le livre consacre quelques dizaines de pages à des artistes qui ont pris le tapa comme thème ou qui utilisent eux-mêmes le tapa pour créer leurs œuvres.

Avec ces 600 pages, largement illustrées, l’ouvrage nous invite à un voyage à travers l’espace mais aussi à travers le temps. Après la Chine où des battoirs de pierre datés jusqu’à 8000 ans ont été exhumés, l’ouvrage nous emmène dans tout le Pacifique, d’Ouest en Est, comme le firent les migrations qui ont abouti à son peuplement, en passant par l’Indonésie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG), le Vanuatu, la Nouvelle-Calédonie, les îles Fiji, Wallis, Futuna, Niue, les Samoa, Tonga, les îles Cook, Tahiti et les Marquises, l’île de Pâques, Pitcairn et enfin Hawai’i. Pièce essentielle du patrimoine culturel immatériel des sociétés peuplant tous ces archipels, le tapa a eu des destins différents suivant les îles et suivant la colonisation occidentale qui les a affectées. Toujours particulièrement vivant en PNG, à Tonga, au Samoa, à Wallis et Futuna et même à Fiji, il avait quasiment disparu par ailleurs jusqu’à ce que des passionnés le fassent renaître. Une démarche de réappropriation de sa culture que l’on ne peut qu’encourager.

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Ce produit a les tags suivant : tapa, Pacifique, pacific, oceanie, Austronésiens, oceania, Barkcloth, Austronesians

17 364 XPF / 145.51€

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Fiche détaillée

L’histoire des étoffes d’écorce battue débute voici plus de huit millénaires en Asie du Sud-Est, berceau des peuples océaniens. Au fil des générations et des migrations successives vers l’est qui ont conduit au peuplement des îles du Pacifique, le génie des hommes a su en faire des étoffes d’une souplesse et d’une finesse extrêmes pour les plus raffinées. Elles ont été teintes, parfumées, se sont couvertes de motifs en relation avec la symbolique propre au clan, à l’ethnie, à l’île… au point d’en faire de véritables objets d’art.

Associées aux rites sacrés, aux échanges cérémoniels, mais aussi aux rituels qui marquent les étapes de la vie, de la naissance à la mort, profondément intégrées aux relations sociales au sein des communautés, elles ont constitué le signe extérieur de la richesse ou du pouvoir de leur propriétaire, ont servi dans les échanges coutumiers…

On leur donne aujourd’hui le nom polynésien générique de tapa. Des « passeurs de savoirs » animés d’une grande passion perpétuent la tradition, démontrant que le tapa n’est pas figé, qu’il vit et se renouvelle… Et c’est pour cela que ce livre s’achève sur l’univers des artistes-créateurs et d’un styliste qui s’approprient ce matériau dans des créations originales.

From tree bark to cloth : an ancient art of Oceania, from Southeast Asia to Eastern Polynesia

The history of cloth made through the beating of tree bark began some eight millennia ago in South-East Asia, the cradle of the Oceanian peoples. Over the course of generations and successive migrations eastward that led to the peopling of the  Pacific islands, human ingenuity enabled the creation of a type of cloth, whose most refined examples are incredibly soft and fine. The cloths were dyed, scented, and covered with motifs related to symbols of clan, ethnicity, islands … to the point of becoming true works of art.

Associated with sacred rites, ceremonial exchanges and rituals marking the milestones of life from birth to death, and deeply integrated into the social relationships of communities, they constituted an external sign of the wealth or power of the owner and served in customary exchanges, among many other uses.

Today, the generic Polynesian term tapa is used to refer to barkcloth. Passionate “knowledge brokers” perpetuate the tradition and demonstrate that tapa is not fixed in the past, but is a living form that renews itself. For that very reason, this book culminates in the universe of artists, creators and a stylist who have appropriated the material to create original pieces of art.

Auteur(s) : Michel Charleux, Collectif,

Genre : Beaux livres, art,

Editeur : Somogy,

Collection :

Caractéristiques : Format 24,5 x 30,5 cm, couverture cartonnée sous jaquette, 600 pages, 510 illustrations,

Date de parution : 2017,

EAN : 9782757212097

Auteur(e)

Michel Charleux

Né en 1945 à Paris, professeur certifié de mathématiques retraité, ethno-archéologue, membre du laboratoire d’ethnologie préhistorique de l’UMR 7041 ArScAn, a passé 28 ans de sa vie en Océanie (Polynésie française, Vanuatu et Australie). Outre ses missions archéologiques, en particulier sur l’île déserte de Eiao (Marquises), il s’est passionné dès 1980 pour le tapa, consacrant la première des muséo-valises pédagogiques du musée de Tahiti à ce thème. Initié à l’art du battage d’écorce par la Marquisienne T. Kohueinui-Peters, il a animé de nombreux ateliers. Commissaire général du Festival des tapa d’Océanie à Tahiti (novembre 2014) et Commissaire de l’exposition « Tapa d’Océanie d’hier et d’aujourd’hui » au musée de Tahiti et des Îles – Te Fare Manaha (novembre 2014 - février 2015), il a su fédérer une centaine d’auteurs, artisans et artistes derrière le projet d’un grand livre sur les tapa depuis l’Asie du Sud-Est jusqu’aux sommets du triangle polynésien.

Michel Charleux, born in Paris in 1945, is a retired “certified” mathematics teacher and an ethno-archaeologist, member of the laboratory for prehistoric ethnology of the UMR 7041 ArScAn (the research unit for Archaeology and Sciences of Antiquity of the Université Paris X), and has spent 28 years in Oceania (French Polynesia, Vanuatu and Australia). In addition to his archaeological fieldwork, in particular the long-term work on the desert island of Eiao (Marquesas Islands), he has been fascinated by tapa since 1980 and devoted his first educational “museum-suitcase” at the Museum of Tahiti and the Islands to the topic. Having been introduced to bark beating by the Marquesan T. Kohueinui-Peters, he has instructed many workshops. General Commissioner of the Festival of Oceanian Tapa in Tahiti (November 2014) and co-curator of the exhibition “Tapa of yesterday and today” at the Museum of Tahiti and the Islands -Te Fare Manaha (November 2014-Februray 2015), he was able to bring together about a hundred authors, craftswomen and artists for this major publication on tapa, from South-East Asia to the top of the Polynesian Triangle.

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Ce livre unique présente cet art ancestral transformant la partie interne de certains arbres tropicaux en étoffe sur laquelle les peuples africains, mexicains ou océaniens peignaient. Les auteurs proposent de découvrir les tapas des différents archipels à travers un grand nombre d'illustrations et des articles de spécialistes. Ils détaillent ensuite les plantes, les techniques et les outils utilisés. Enfin, le livre consacre quelques dizaines de pages à des artistes qui ont pris le tapa comme thème ou qui utilisent eux-mêmes le tapa pour créer leurs œuvres.

Avec ces 600 pages, largement illustrées, l’ouvrage nous invite à un voyage à travers l’espace mais aussi à travers le temps. Après la Chine où des battoirs de pierre datés jusqu’à 8000 ans ont été exhumés, l’ouvrage nous emmène dans tout le Pacifique, d’Ouest en Est, comme le firent les migrations qui ont abouti à son peuplement, en passant par l’Indonésie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG), le Vanuatu, la Nouvelle-Calédonie, les îles Fiji, Wallis, Futuna, Niue, les Samoa, Tonga, les îles Cook, Tahiti et les Marquises, l’île de Pâques, Pitcairn et enfin Hawai’i. Pièce essentielle du patrimoine culturel immatériel des sociétés peuplant tous ces archipels, le tapa a eu des destins différents suivant les îles et suivant la colonisation occidentale qui les a affectées. Toujours particulièrement vivant en PNG, à Tonga, au Samoa, à Wallis et Futuna et même à Fiji, il avait quasiment disparu par ailleurs jusqu’à ce que des passionnés le fassent renaître. Une démarche de réappropriation de sa culture que l’on ne peut qu’encourager.

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